ACCUEIL DÉONTOLOGIE

CODE DE DÉONTOLOGIE DU PSYCHOTHÉRAPEUTE PSYCHANALYTIQUE

 

Avant-propos

Le code de déontologie précise l'ensemble des principes et des règles que tout psychothérapeute doit observer dans l'exercice de sa profession.

Il vise à garantir la qualité de la pratique clinique et psychothérapeutique et à assurer la protection des patients et des praticiens.

Ce code est imposé de la même façon à tous les psychothérapeutes.

LE PSYCHOTHÉRAPEUTE ET SON PATIENT

Art. 1

La pratique de la psychothérapie implique le respect de la personne humaine.

Art. 2

Le psychothérapeute s'abstient d'interventions qui portent atteinte à la dignité de la personne. Il respecte l'autonomie du patient et son droit à vivre selon ses propres convictions. Il veille à ne pas s'immiscer dans la vie privée du patient.

Art. 3

Tout psychothérapeute est tenu de maintenir et de développer ses qualités professionnelles de manière continue.

Art. 4

Le psychothérapeute s'abstient d'utiliser abusivement le pouvoir que lui confère sa situation vis-à-vis du patient.

Art 5

Le psychothérapeute est tenu de respecter le secret professionnel. Le secret professionnel s'étend à ce que le psychologue a vu, connu, appris, constaté, découvert à propos de son patient. Il ne peut divulguer des éléments couverts par le secret professionnel qu'avec l'accord de son patient et avec un tiers, soumis lui aussi au secret professionnel, uniquement lorsque cette communication du secret est utile pour une bonne exécution de son travail et pour le patient. Ces règles de confidentialité s'appliquent également à la formation et aux échanges cliniques entre collègues. Le secret professionnel est une exigence à maintenir au delà de la mort du patient et de celle du psychothérapeute.

Art 6

Le consentement du patient ne saurait en aucun cas justifier un manquement à l'éthique ou une infraction à la déontologie.

Art 7

Le psychothérapeute protège l'anonymat de ses patients. Il prend toute mesure de discrétion lors de discussion de cas : il ne communique que les éléments nécessaires à la compréhension du cas. Il agit de même pour toute présentation et pour toute publication écrite. Si le patient reste identifiable, il doit avoir au préalable l'accord du patient. Pour les situations particulières, il faut un avis du comité d'éthique.

Art 8

Le psychothérapeute fixe librement ses honoraires, en fonction de la situation du patient, des usages de la profession et de sa réputation.

Art 9

Le psychothérapeute est garant du bon déroulement du processus psychothérapeutique. Il veille à éviter tout ce qui est de nature à empêcher ce processus de se développer. Il évite notamment de :

  • faire prévaloir ses désirs ou besoins propres sur l'intérêt du patient,
  • rechercher des informations par pure curiosité ou par intérêt privé,
  • donner au patient des informations sur sa situation personnelle et familiale,
  • cumuler des fonctions telles que psychothérapeute, superviseur, formateur, employeur ou collègue d'un patient,
  • entamer une psychothérapie avec un patient avec lequel il a des relations de la vie courante,
  • entamer des psychothérapies individuelles avec plusieurs membres d'une même famille,
  • établir des contacts avec le patient en dehors du contexte psychothérapeutique.

Art 10

Le psychothérapeute exerce dans un cadre défini en lien avec la théorisation de son approche et qui détermine au minimum le lieu, la durée des séances, leur fréquence et leur coût.

Art 11

Le psychothérapeute veille à éviter tout ce qui est de nature à rompre le processus psychothérapeutique. Il s'abstient notamment de tout passage à l'acte sexuel ou agressif, verbal ou non verbal. Tout ceci s'applique même après la fin de la thérapie.

Art 12

En séance de groupe, le psychothérapeute prescrit aux membres du groupe une obligation de secret quant à l'identité des participants, et de discrétion absolue sur le déroulement des séances.

Art 13

Le psychothérapeute est tenu d'assurer un relais pour tout patient incapable de supporter une interruption des séances sans soutien.

Art 14

En cas de maladie, de conflit d'intérêt ou d'incapacité morale qui implique une entrave à son objectivité ou une limitation de ses compétences professionnelles, le psychologue invite son patient, son client ou son sujet à s'adresser à un confrère.

LE PSYCHOTHERAPEUTE ET SES COLLÈGUES

Art 15

Aucune pratique ne pouvant prétendre à l'exclusivité, à la primauté sur les autres dans la compétence psychothérapeutique, le psychothérapeute est tenu au respect des conceptions et pratiques de ses collègues. Un dissentiment professionnel ne peut donner lieu à des polémiques publiques.

Art 16

Le psychothérapeute s'abstient de critiquer ses collègues, de médire d'eux ou de les calomnier.

Art 17

Le psychothérapeute évite de donner des informations sur la situation personnelle ou familiale d'un collègue au patient de celui-ci.

Art 18

Le psychothérapeute doit éviter toute manœuvre de nature à interrompre un processus engagé chez un collègue.

Art 19

Lorsqu'un patient s'adresse à un psychothérapeute pour changer de thérapeute, celui-ci sera prudent et explorera les raisons du changement sans chercher à critiquer son collègue, surtout si celui-ci a une autre approche.

LES SANCTIONS

Une commission d'éthique est instituée au sein de l'association.

Celle-ci est habilitée à donner des avis concernant des questions déontologiques tant auprès des patients que des psychothérapeutes, ou d'autres instances.

Elle est habilitée à prendre des sanctions après avoir entendu toutes les parties concernées.

Les sanctions disciplinaires suivantes peuvent être appliquées suivant la gravité des cas :

  • avertissement
  • blâme
  • suspension temporaire
  • exclusion.
 
Copyright © 2017 PSYCORPS. place Morichar, 12 -- B-1060 Bruxelles -- BELGIQUE.
MEMBRE DE LA FÉDÉRATION FRANCOPHONE BELGE DE PSYCHOTHÉRAPIE PSYCHANALYTIQUE