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Le corps et le transfert

Corps et Transfert

Un pari impossible ?

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Au début Freud veut faire rentrer la psychanalyse dans le cadre des sciences naturelles, puis il abandonne cette idée. Il passe alors du corps biologique au corps fantasmatique. Le corps biologique, évoqué par ses besoins, s'efface. Le corps devient le lieu privilégié de l'expression des pulsions. Il est un fantasme produit par l'imaginaire et signifié par le langage. Il y a coupure entre le corps biologique et le corps fantasmatique. Le corps réel n'est pas pensé dans la théorie freudienne. Nous sommes ici dans une hystérie théorique. Freud n'a jamais théorisé le passage du corps à la psyché.

En 1890, Freud considère que l'affect est pathogène. Pour qu'un souvenir ne soit pas pathogène, il faut une libération de l'affect.

Freud définit deux grandes pathologies : les névroses actuelles qui sont liées à l'affect pathogène et la psychonévrose de défense où il sépare à titre descriptif l'affect de la représentation. Il fait donc sans l'expliquer un saut du quantitatif au qualitatif.

En 1895, Freud abandonne les névroses actuelles et l'affect pathogène. Ce ne sont plus nécessairement les affects qui sont pathogènes, mais les représentations. La distinction entre affect et représentation devient un a priori. Freud étend aussi le domaine de la libido.

Plus tard, Freud oppose pulsion de vie et pulsion de mort. L'affect devient le représentant psychique de l'énergie pulsionnelle, mais il n'est plus lié à la représentation. Lire l'article

Restauration du Lien

Restauration du Lien

La psychothérapie psychanalytique à médiations.
Une thérapeutique de choix.

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Un certain nombre de patients manifestent des symptômes et des pathologies qui n’appartiennent pas au tableau de la névrose classique, mais constituent des « traces » de blessures originelles profondes, en rapport avec leur difficulté antérieure à établir un lien avec la personne qui était censée prendre soin d’eux. Ces traumatismes précoces, comme le fait d’avoir été abandonné – réellement ou psychiquement –, d’avoir été maltraité, violenté ou abusé, ou encore d’avoir été confronté à une mère « absente » parce que dépressive, narcissique, ou même schizophrène, – les situations ne manquent pas – ont des conséquences sur le développement de l’enfant et donneront lieu à un certain nombre de tableaux cliniques tels que nous les rencontrons assez souvent dans notre clinique d’adulte : les états dépressifs chroniques, les troubles du narcissisme – les états-limites, les problématiques de faux-self – les pathologies de type psychosomatique, etc.

La caractéristique principale de ces troubles est qu’ils ne peuvent se dire avec des mots. Contrairement aux patients névrosés qui, comme la plupart d’entre nous, auront accès en analyse à ce qui a été refoulé par une cure de langage, ici le malaise s’exprimera principalement de manière non verbale, corporellement par des agis, des gestes, et surtout par le vécu contre-transférentiel du thérapeute.

 

 

 

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Comment l'esprit vient au corps

Comment l'esprit vient au corps ?

Le passage du corps à la pensée chez le bébé

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Pour pouvoir penser, il faut un espace. Cet espace est représenté d'abord par l'espace maternel qui contient les éléments psychiques non pensables par le bébé, son état de non intégration primaire, sa souffrance. Cet espace, avant de devenir l'espace psychique interne du bébé, est représenté essentiellement par l'espace corporel qui se constitue à travers la relation avec la mère. Cette relation, faite de portage, tenue, regard, sourires, sons, mais aussi de rêverie, contient toute la richesse d'éléments sensoriels, émotionnels et psychiques qui vont donner au bébé ce premier sentiment d'existence, et qui l'aideront à se constituer ce premier moi corporel. Pour que cela puisse se réaliser, il est essentiel que le bébé vive un sentiment de continuité (de relation et d'existence) : toute coupure, toute séparation est extrêmement douloureuse pour un bébé, voir traumatique si elle est trop prolongée.

Mais il faut aussi que dans cette continuité, un petit espace puisse se créer pour que le bébé découvre qu'il peut créer quelque chose et pour qu'il puisse penser, puisque la pensée du sein vient à la place du sein absent. Le premier espace, le premier lieu de pensée du bébé est représenté par son corps. C'est dans son corps que le bébé découvre les premières sources de pensée, à travers un geste, une sensation, un son. C'est aussi dans l'espace entre les deux, entre soi et l'autre, entre présence et absence, qu'un objet symbolique vient à être créé. Le corps est le premier lieu de symbolisation, de métaphorisation.

Tout objet, avant de devenir un objet, est un objet corporel, un objet-sensation, une expérience sensorielle.

 

 

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Alliance de travail

Alliance de travail

Résistance et l'alliance de travail

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Pendant longtemps, la base de la théorisation des approches psychocorporelles a été l’organisation et le développement d’un être surtout défini dans ses aspects corporels et émotionnels (les conflits intrapsychiques et l’inconscient jouaient un rôle moindre). Cette orientation a été l’axe principal des deux grands fondateurs de l’approche bioénergétique, W. Reich et A. Lowen. Dans leurs écrits, les processus relationnels de la thérapie avaient une place secondaire. Les manifestations et les changements corporels occupaient le premier plan. Mes premiers essais de conceptualisation ont été du même ordre. Néanmoins mes expériences, comme thérapeute, m’ont amené à explorer la richesse d’un autre chemin dans lequel le processus corporel se place dans une autre articulation. J’ai considéré alors les manifestations corporelles comme des indications du déroulement du processus relationnel dans l’évolution thérapeutique. Pour moi, ce processus relationnel se manifeste dans deux directions :
   – entre le client et le thérapeute
   – entre le client et son vécu corporel.
En suivant cette logique, je propose de voir la résistance dans un processus d’évolution thérapeutique comme une opposition du client à la relation au thérapeute ou à une relation (consciente) avec son corps (dans ses manifestations à travers ses attitudes, sa physiologie ou ses émotions). Je voudrais souligner aussi que la résistance n’est pas un phénomène unilatéral, qui ne concerne que le client, mais qu’elle se trouve aussi chez le thérapeute qui doit dès lors analyser continuellement ses contre-transferts.
Le thérapeute manifeste sa résistance de deux manières:
   – par le blocage de ses associations libres lors de l’accompagnement du processus de son client,
   – par un manque de souplesse dans son application de l’alliance de travail.

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